01

Sources primaires uniquement

Chaque chiffre remonte à sa source d'origine — organisme public, institution financière, étude académique — jamais à un article qui le cite sans le vérifier.

02

Méthodologie visible

Le calcul derrière chaque chiffre est expliqué en clair : ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, sur quelle période, avec quelle base de comparaison.

03

Les limites, toujours

Aucune donnée n'est parfaite. Chaque décryptage indique ce que le chiffre ne dit pas — les biais, les disparités masquées, les zones d'incertitude.

04

Données ouvertes

Quand c'est possible, les données utilisées sont mises à disposition en téléchargement, pour que chacun puisse vérifier ou approfondir par lui-même.

05

Aucun sensationnalisme

Un chiffre frappant n'est jamais isolé de son contexte pour capter l'attention. La mise en avant sert la compréhension, pas l'inverse.

Pourquoi cette rigueur

Les chiffres qui circulent sur l'économie et la finance sont souvent vrais, mais rarement complets. Une moyenne nationale masque des écarts locaux. Un pourcentage impressionnant cache parfois une base de comparaison discutable. Sans Arrondi existe pour combler cet écart entre le chiffre qu'on voit passer et ce qu'il signifie réellement.

Cette exigence a un coût : moins de publications, plus lentement. C'est un choix assumé — mieux vaut dix analyses solides que cent chiffres non vérifiés.

Comment Sans Arrondi juge les programmes 2027

Nous ne jugeons pas l’intention politique. Nous testons le mécanisme économique. Une mesure est suivie de bout en bout : promesse → définition → chiffrage → financement → mécanisme → risque d’échec → qui gagne → qui paie → effet net → verdict → niveau de preuve.

Règle centrale Le compte doit fermer.

Une dépense publique n’est jamais « payée par l’État ». Elle est financée par des prélèvements, des économies ailleurs, des recettes réellement obtenues ou de la dette. Le payeur juridique peut en outre transférer une partie du coût vers les prix, les salaires, les loyers, l’investissement ou les contribuables futurs.

Un chiffre dans une promesse n’est pas forcément un chiffrage. Un taux, un seuil ou un montant d’aide ne suffit pas. Nous cherchons le coût ou le rendement total, l’assiette, le nombre de bénéficiaires, le calendrier et la source de financement.

Une recette ou une économie non démontrée vaut 0 € dans notre reconstruction budgétaire. À l’inverse, une dépense dont le coût n’est pas publié n’est pas supposée gratuite : elle reste un coût inconnu à financer.

Nous séparons toujours le verdict économique de la qualité de la preuve. Une bonne idée peut être mal documentée. Une mesure parfaitement chiffrée peut aussi être économiquement mauvaise.

Enfin, nous cherchons systématiquement le point de rupture : effet d’aubaine, fuite d’assiette, hausse des prix, baisse de l’offre, effets de seuil, réaction des entreprises ou ménages, contrainte juridique, coût administratif, baisse d’investissement ou hausse de la dette. Quand le parti affirme X sans démontrer X, nous l’écrivons clairement.

Les critères détaillés de croissance, emploi, investissement, finances publiques et pouvoir d’achat restent utilisés dans notre grille interne. Nous n’affichons pas cinq notes mécaniques sur chaque fiche : le lecteur voit seulement les effets réellement déterminants pour la mesure.

Notre vocabulaire de chiffrage

MONTANT ANNONCÉ : un chiffre existe dans la promesse, mais ce n’est pas encore le coût total de la mesure.

CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE INCOMPLET : un coût ou une recette est annoncé, mais le financement, l’assiette ou les hypothèses restent incomplets.

CHIFFRAGE COMPLET À VÉRIFIER : coût/recette et financement sont publiés ; Sans Arrondi vérifie ensuite si le calcul tient.

NON CHIFFRÉ : aucun montant budgétaire exploitable n’est publié.

Règle de symétrie Même mécanisme, même test.

Une taxe patrimoniale, une baisse d’impôt, une retraite plus tôt, une aide au logement ou une réduction de dépense est évaluée avec la même grille quel que soit le parti qui la propose. Le nom du parti n’entre jamais dans le verdict.

« Mitigé » n’est pas notre refuge quand il manque des données.

L’incertitude est portée par le niveau de preuve. Le verdict économique doit rester tranché dès que le mécanisme permet de conclure. « Mitigé » est réservé aux mesures dont les effets positifs et négatifs sont réellement substantiels des deux côtés.

Une erreur, une question ?

Chaque décryptage peut être corrigé. Signalez une erreur ou une source discutable à contact@sansarrondi.fr