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Analyse Sans ArrondiParti socialisteFiscalité

Taxe Zucman de 2 % au-delà de 100 M€

Le problème visé existe : au sommet, le taux effectif d’imposition peut baisser. Mais taxer 2 % d’un stock chaque année pose une autre question : revenu, liquidité et valorisation.

Verdict Sans Arrondi
MITIGÉNiveau de preuve · NON DÉMONTRÉ
Le diagnostic sur la très faible imposition personnelle de certains ultra-riches est documenté. La solution à 2 % sur le patrimoine peut fonctionner comme impôt minimum, mais son rendement et ses effets dépendent entièrement de l’assiette et des règles anti-évitement.
Lecture Sans Arrondi
MITIGÉPREUVE · NON DÉMONTRÉMONTANT ANNONCÉ

Le diagnostic sur la très faible imposition personnelle de certains ultra-riches est documenté. La solution à 2 % sur le patrimoine peut fonctionner comme impôt minimum, mais son rendement et ses effets dépendent entièrement de l’assiette et des règles anti-évitement.

Ce qu’on sait

Finances publiques si le rendement net est significatif ; contribuables si cette recette remplace effectivement d’autres prélèvements ou du déficit.

Qui paie ?

Très hauts patrimoines concernés. Pour des fortunes concentrées en entreprises, la liquidité peut provenir de dividendes, cessions ou remise de titres ; cela peut influencer gouvernance et financement.

Le point qui bloque

RECETTE NON CHIFFRÉE DANS LE PROGRAMME. Le taux de 2 % et le seuil de 100 M€ sont des paramètres, pas un rendement budgétaire. Le débat ne doit pas se résumer à « les milliardaires peuvent payer » ou « ils vont tous partir ». Il faut modéliser précisément valorisation, liquidité, mobilité et interaction avec les autres impôts.

À démontrer

Publier nombre de foyers, assiette nette, rendement brut/net, traitement des sociétés non cotées, plafonnement, conventions internationales et hypothèse de mobilité.

La mesure en clair

Ce que propose le PS

Le PS veut instaurer un prélèvement minimum de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 M€, avec mécanismes pour actifs illiquides et prolongation d’imposition pour certains émigrés fiscaux.

Le mécanisme en 3 étapes

1. La mesureTaxe Zucman de 2 % au-delà de 100 M€

Calculer une contribution minimale rapportée au patrimoine net du foyer.

2. Effet recherchéCe que le PS cherche à provoquer

Prélever un complément lorsque l’imposition existante reste sous le minimum visé.

3. Point de vigilanceCe qu’il faut vraiment regarder

Limiter l’évitement via mobilité fiscale et traiter certains actifs illiquides par paiement en titres.

Ce que la mesure cherche à résoudre

  • Les données françaises montrent une baisse du taux effectif d’imposition au tout sommet de la distribution des revenus économiques.
  • Le seuil de 100 M€ cible un nombre très limité de contribuables.
  • Le mécanisme de paiement en titres répond partiellement au problème de liquidité pour certaines participations non cotées.

Là où ça peut casser

  • La valorisation annuelle des sociétés non cotées et holdings est complexe et contestable.
  • Un impôt de 2 % sur le stock peut être élevé par rapport au rendement courant d’un actif et inciter à des restructurations patrimoniales.
  • La mobilité fiscale, les conventions internationales et le traitement des actifs professionnels déterminent le rendement réel.

Qui gagne / qui paie vraiment ?

Gagnants potentiels

Finances publiques si le rendement net est significatif ; contribuables si cette recette remplace effectivement d’autres prélèvements ou du déficit.

Qui supporte le coût ?

Très hauts patrimoines concernés. Pour des fortunes concentrées en entreprises, la liquidité peut provenir de dividendes, cessions ou remise de titres ; cela peut influencer gouvernance et financement.

À regarder jusqu’au bout : le redevable légal n’est pas forcément celui qui supporte réellement la mesure. Le coût peut se transmettre aux prix, salaires, marges, loyers, investissement ou contribuables futurs.

Ce qu’on sait

Chiffre annoncé2 % · > 100 M€
Impact budgétaire publiéRendement national non publié

Ce qu’il faut encore démontrer

Publier nombre de foyers, assiette nette, rendement brut/net, traitement des sociétés non cotées, plafonnement, conventions internationales et hypothèse de mobilité.

Les repères qui fondent notre analyse

Sans Arrondi confronte la promesse du parti à des sources institutionnelles ou à des travaux d’évaluation. Elles ne dictent pas le verdict : elles servent à tester le mécanisme.

Le verdict Sans Arrondi

MITIGÉPREUVE · NON DÉMONTRÉ

On tranche.

Le diagnostic sur la très faible imposition personnelle de certains ultra-riches est documenté. La solution à 2 % sur le patrimoine peut fonctionner comme impôt minimum, mais son rendement et ses effets dépendent entièrement de l’assiette et des règles anti-évitement.

Effet direct

Finances publiques si le rendement net est significatif ; contribuables si cette recette remplace effectivement d’autres prélèvements ou du déficit.

Qui supporte le coût

Très hauts patrimoines concernés. Pour des fortunes concentrées en entreprises, la liquidité peut provenir de dividendes, cessions ou remise de titres ; cela peut influencer gouvernance et financement.

Le compte

RECETTE NON CHIFFRÉE DANS LE PROGRAMME. Le taux de 2 % et le seuil de 100 M€ sont des paramètres, pas un rendement budgétaire.

Point de rupture

Le débat ne doit pas se résumer à « les milliardaires peuvent payer » ou « ils vont tous partir ». Il faut modéliser précisément valorisation, liquidité, mobilité et interaction avec les autres impôts.

SANS ARRONDI DEMANDE

Publiez un rendement net après mobilité, valorisation et paiement en titres — pas seulement 2 % × patrimoine théorique.

Le verdict juge la qualité économique de la mesure. Le niveau de preuve juge ce que le parti a réellement documenté. Les effets détaillés restent analysés en interne ; ici, Sans Arrondi affiche seulement les conséquences réellement utiles à comprendre.
Source programme : Projet socialiste · Refaire société · Justice fiscale ↗
Sans Arrondi distingue les éléments publiés par le parti de son analyse économique. Quand un paramètre manque, il est signalé plutôt qu’inventé.
L’État n’est jamais traité comme une source gratuite de financement : tout euro public a une contrepartie.