SMIC à 1 690 € net
Le salarié ne gagne réellement que si son emploi reste rentable — ou si quelqu’un d’autre prend en charge la hausse.
Une forte hausse du SMIC améliore immédiatement le revenu des salariés conservant leur emploi. Sans productivité équivalente, elle augmente aussi le coût des postes les moins productifs.
Salariés au SMIC dont l’emploi est maintenu et salariés proches du SMIC bénéficiant d’un effet de diffusion.
Entreprises si le coût employeur augmente ; contribuables si la hausse est compensée ; consommateurs si les prix montent ; salariés potentiels si l’emploi se contracte.
NON CHIFFRÉ. Un objectif de salaire net ne donne ni le nouveau brut, ni le coût employeur, ni le coût d’une éventuelle compensation de cotisations. La question n’est pas de savoir si 1 690 € est souhaitable, mais si la productivité et le financement permettent de le payer sans détruire une partie des emplois ou déplacer la facture vers l’État.
Publier le SMIC brut correspondant, le coût employeur, l’effet sur les allègements, le nombre de salariés concernés et les hypothèses d’emploi/prix.
La mesure en clair
Ce que propose le PS
Le PS propose de relever le SMIC à 1 690 € net et d’ouvrir une conférence sociale pour relever les salaires au-dessus du SMIC.
Le mécanisme en 3 étapes
Augmenter réglementairement le salaire minimum.
Pousser les grilles salariales proches du SMIC à se revaloriser.
Augmenter le revenu disponible des salariés concernés.
Ce que la mesure cherche à résoudre
- Hausse immédiate du salaire des personnes au SMIC qui restent en emploi.
- Peut entraîner une diffusion partielle aux salaires juste au-dessus du minimum.
- Soutient la consommation des ménages à forte propension à consommer.
Là où ça peut casser
- Si le coût employeur augmente fortement, les emplois à faible productivité deviennent plus coûteux à créer ou conserver.
- Si l’État compense par davantage d’allègements, la facture bascule vers les finances publiques : le gain salarial n’est plus financé par l’employeur seul.
- Les grilles salariales peuvent se comprimer, obligeant à relever aussi des niveaux au-dessus du SMIC et augmentant le coût total au-delà des seuls smicards.
Qui gagne / qui paie vraiment ?
Salariés au SMIC dont l’emploi est maintenu et salariés proches du SMIC bénéficiant d’un effet de diffusion.
Entreprises si le coût employeur augmente ; contribuables si la hausse est compensée ; consommateurs si les prix montent ; salariés potentiels si l’emploi se contracte.
Ce qu’on sait
Ce qu’il faut encore démontrer
Publier le SMIC brut correspondant, le coût employeur, l’effet sur les allègements, le nombre de salariés concernés et les hypothèses d’emploi/prix.
Les repères qui fondent notre analyse
Sans Arrondi confronte la promesse du parti à des sources institutionnelles ou à des travaux d’évaluation. Elles ne dictent pas le verdict : elles servent à tester le mécanisme.
Le verdict Sans Arrondi
On tranche.
Une forte hausse du SMIC améliore immédiatement le revenu des salariés conservant leur emploi. Sans productivité équivalente, elle augmente aussi le coût des postes les moins productifs.
Salariés au SMIC dont l’emploi est maintenu et salariés proches du SMIC bénéficiant d’un effet de diffusion.
Entreprises si le coût employeur augmente ; contribuables si la hausse est compensée ; consommateurs si les prix montent ; salariés potentiels si l’emploi se contracte.
NON CHIFFRÉ. Un objectif de salaire net ne donne ni le nouveau brut, ni le coût employeur, ni le coût d’une éventuelle compensation de cotisations.
La question n’est pas de savoir si 1 690 € est souhaitable, mais si la productivité et le financement permettent de le payer sans détruire une partie des emplois ou déplacer la facture vers l’État.
Publiez le coût employeur exact d’un SMIC à 1 690 € net et précisez si une partie de cette hausse est compensée par les finances publiques.
Sans Arrondi distingue les éléments publiés par le parti de son analyse économique. Quand un paramètre manque, il est signalé plutôt qu’inventé.
