Supprimer des exonérations sociales entre 2 et 3,5 SMIC
11 Md€ d’« économie » pour les finances publiques, c’est d’abord 11 Md€ de coût du travail remis sur les entreprises concernées.
Recentrer les allègements peut être rationnel. Les supprimer en bloc entre 2 et 3,5 SMIC sans montrer où l’emploi et l’investissement ne réagissent plus est trop brutal.
Finances sociales et contribuables si le rendement de 11 Md€ est réel et si les effets sur l’emploi restent limités.
Employeurs concernés juridiquement. Économiquement : actionnaires, salariés, clients ou futurs recrutements selon la capacité des entreprises à absorber la hausse.
11 MD€ ANNONCÉS PAR LE PS. Ce montant doit être traité comme une recette brute avant effets sur l’emploi, les salaires, l’assiette de cotisations et l’impôt sur les sociétés. Le rapport Bozio-Wasmer confirme que les effets emploi sont solides près du SMIC mais deviennent plus incertains plus haut. Cela justifie d’étudier un recentrage, pas de supposer que toute exonération entre 2 et 3,5 SMIC est inutile.
Publier les dispositifs supprimés, le coût employeur par niveau de salaire et secteur, et une estimation dynamique du rendement après réactions des entreprises.
La mesure en clair
Ce que propose le PS
Le PS veut supprimer les exonérations sociales jugées sans effet sur l’emploi entre 2 et 3,5 SMIC et annonce 11 Md€ d’économie annuelle.
Le mécanisme en 3 étapes
Réduire les allègements de cotisations patronales sur les salaires intermédiaires.
Augmenter les recettes de la protection sociale ou diminuer la compensation publique.
Réallouer éventuellement une partie de la dépense vers d’autres priorités.
Ce que la mesure cherche à résoudre
- Les allègements sont beaucoup mieux documentés près du SMIC qu’aux niveaux de salaire plus élevés.
- Un recentrage peut réduire une dépense publique à faible efficacité marginale.
- La réforme peut limiter certains effets de barème complexes et améliorer la lisibilité.
Là où ça peut casser
- La suppression augmente immédiatement le coût employeur des salariés concernés ; ce n’est pas une économie sans contrepartie.
- Le coût peut se traduire par moins d’embauches, moins de hausses salariales, une baisse des marges ou des prix plus élevés.
- Les secteurs exposés à la concurrence internationale peuvent être plus sensibles que les services protégés.
Qui gagne / qui paie vraiment ?
Finances sociales et contribuables si le rendement de 11 Md€ est réel et si les effets sur l’emploi restent limités.
Employeurs concernés juridiquement. Économiquement : actionnaires, salariés, clients ou futurs recrutements selon la capacité des entreprises à absorber la hausse.
Ce qu’on sait
Ce qu’il faut encore démontrer
Publier les dispositifs supprimés, le coût employeur par niveau de salaire et secteur, et une estimation dynamique du rendement après réactions des entreprises.
Les repères qui fondent notre analyse
Sans Arrondi confronte la promesse du parti à des sources institutionnelles ou à des travaux d’évaluation. Elles ne dictent pas le verdict : elles servent à tester le mécanisme.
Le verdict Sans Arrondi
On tranche.
Recentrer les allègements peut être rationnel. Les supprimer en bloc entre 2 et 3,5 SMIC sans montrer où l’emploi et l’investissement ne réagissent plus est trop brutal.
Finances sociales et contribuables si le rendement de 11 Md€ est réel et si les effets sur l’emploi restent limités.
Employeurs concernés juridiquement. Économiquement : actionnaires, salariés, clients ou futurs recrutements selon la capacité des entreprises à absorber la hausse.
11 MD€ ANNONCÉS PAR LE PS. Ce montant doit être traité comme une recette brute avant effets sur l’emploi, les salaires, l’assiette de cotisations et l’impôt sur les sociétés.
Le rapport Bozio-Wasmer confirme que les effets emploi sont solides près du SMIC mais deviennent plus incertains plus haut. Cela justifie d’étudier un recentrage, pas de supposer que toute exonération entre 2 et 3,5 SMIC est inutile.
Transformez les 11 Md€ bruts en un chiffrage net après emploi, salaires, marges et impôt sur les sociétés.
Sans Arrondi distingue les éléments publiés par le parti de son analyse économique. Quand un paramètre manque, il est signalé plutôt qu’inventé.
